Affichage des articles dont le libellé est nature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nature. Afficher tous les articles

mercredi 6 août 2014

Les Seychelles : les visites à éviter

Comme tous les lieux touristiques, il y à ceux à éviter mais que l'on vous recommande chaudement comme si votre statut de touriste vous rendait idiot ou inapte à distinguer ce qui est intéressant ou rare. Parmi les attrape-nigauds, je vous citerai deux endroits :le jardin botanique près de l'hôpital, à Victoria. Minuscule : dix minutes en flânant, pour voir quelques cocotiers, des fleurs, naturellement que vous retrouverez lors de vos promenades dans l'île, une volière vide et une tortue orpheline recroquevillée dans sa carapace et qui attend que le temps passe. Si vous le visitez en plus en fin d'après midi vers 17 heures, munissez-vous d'un produit anti-moustiques puissant car vous serez dévorés en une fraction de seconde, ce qui contribuera à rendre votre visite déjà inutile encore plus déplaisante.
Jardin Botanique
Lodoicea maldivica, la coco-fesses
Tortue


Le deuxième site est encore un jardin : le jardin du roi recommandé pour ses épices à 5 minutes en voiture de Anse Royale. Vous allez croire que je suis fâchée avec la nature, mais non puisque à chaque fois, je me suis déplacée pour visiter ces lieux. Le nom est plein de promesses. Pour y parvenir il faut emprunter un petit chemin escarpé comme on en voit beaucoup aux Seychelles. Toutefois, dès que l'on voit l'état de la maison, on est saisi d'un doute. Si le jardin lui ressemble, mieux vaut faire demi-tour immédiatement et je regrette de ne pas l'avoir fait. Le jardin a manifestement connu des jours meilleurs et sert de revenus à une famille dont les moyens se sont évaporés avec le temps. Rien n'est entretenu. Les essences ne sont pas systématiquement spécifiées. Personne ne vous guide.
Chemin vers l'ancien verger d'épices
Hibiscus
Maison et Restaurant
Belle vue sur l'Anse Royale
Visite absolument inutile et si vous êtes intéressés par les épices. Un conseil : suivez la route des épices à Zanzibar. Vous ne perdrez pas votre temps (ni votre argent) et en plus les guides sont pleins d'humour.

dimanche 22 juin 2014

Les cocos de mer. Un érotisme omni-présent

Difficile de ne pas voir les cocos de mer appelées plus communément les cocos fesses. Et pour cause. Si les arbres sont d'apparence normale car rien ne ressemble plus à un cocotier qu'un autre cocotier, les fruits, une fois dépourvus de leur écorce offrent une apparence où l'évocation reste sans équivoque, surtout quand on nous précise, comme si l'on n'avait pas encore compris ou que l'on sortait d'un couvent, qu'il existe la coco femelle et la coco mâle toutes les deux aussi suggestives.
Ces cocos considérées comme une pièce rares et inhérentes aux Seychelles se vendent aussi à prix d'or, de 300 à 400 euros et parfois plus en fonction de leur taille. Ces cocos protégées par le gouvernement seychellois ne peuvent pas quitter les îles sans un certificat à présenter au départ, à l'aéroport.
Leur représentation est omni-présente. Ainsi quand vous rentrez aux Seychelles, le tampon n'est pas bêtement rond, ovale ou triangulaire, non, il est en forme de jolies fesses, les tee off au golf sont aussi en forme de coco fesse de différentes couleurs, idéal pour se déconcentrer et enfin quand vous allez aux toilettes, inutile d'inscrire hommes ou femmes ou d'utiliser les symboles auxquels nous sommes habitués, une coco fesse mâle pour les hommes et une femelle pour les femmes nous permet de nous orienter parfaitement.
Enfin il existe aussi les cocos avec des fibres évocatrices qui mettent parfois votre pudeur à rude épreuve. Intriguée, j'ai demandé dans une boutique si ces articles-cadeaux se vendaient. Apparemment oui. Heureusement, je n'ai pas d'amis (enfin je l'espère) qui ont aussi mauvais goût !

mercredi 1 janvier 2014

Les chutes Victoria vues du Zimbabwe


Considérées comme les plus belles chutes au monde avec celles d’Iguaçu et du Niagara, Les Victoria Falls peuvent être admirées aussi bien à partir du Zimbabwe que de la Zambie. Chaque année, des milliers de visiteurs font le voyage pour les immortaliser.

Avant de nous rendre à Durban, nous avons, nous aussi, voulu nous arrêter à Victoria Falls. Une heure et demie de vol de Johannesburg, vingt minutes de voiture et vingt minutes de marche et nous nous retrouvons face à un spectacle magnifique. Longues de près de 2 km, elles sont situées sur le fleuve Zambèze qui constitue à ce endroit la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe. Elles peuvent atteindre, à certains endroits, une hauteur de 108 mètres.

Connues des populations locales sous le nom de Mosi-oa-Tunya, "la fumée qui gronde", elles furent baptisées en l'honneur de la reine du Royaume-Uni, "Victoria Falls" par l'explorateur écossais, David Livingstone, qui fut le premier européen à les observer en 1855.

Nous ne connaissons pas encore les Niagara Falls, mais nous irons les voir à notre prochain voyage au Canada, mais une chose est sûre, les chutes Victoria sont absolument spectaculaires.

Dans la brume des chutes:



dimanche 6 octobre 2013

La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson :
une vie de solitude


Image: amazon.com
La lettre à Helga, de Bergsveinn Birgisson a connu un vif succès dans les pays scandinaves et vient d'être traduit en français. Il fait partie des recommandations de la rentrée littéraire.

Bjarni Gislason, éleveur de moutons en Islande, se partage entre ses troupeaux, les pêches solitaires et sa tâche de contrôleur du fourrage. Marié à Unnur, qui n'a jamais pu avoir d'enfants et qui parle d'elle "comme une brebis stérile bonne à mettre au rancard", il succombe, un jour, sur un tas de foin, "aux mamelons sacrés" d'Helga et à "ses hanches qui s'évasent à partir de la taille".

Mais, malgré la passion qu'il éprouve pour cette femme, et l'enfant illégitime qu'elle porte, il refusera de s'installer avec elle à Reykjavik, la capitale. Il ne peut abandonner la terre de ses aïeux, sa campagne et ses moutons. Une immense solitude va s'emparer de lui et il va vivre chaque jour de sa vie avec la lueur d'espoir de retrouver l'amour.

Ce roman écrit comme un monologue est une histoire d'amour impossible qui met en exergue la dualité de Bjarni qui préférera rester toute sa vie auprès de sa femme, même s'il ne l'aime pas. Le thème de l'homme qui renonce à l'amour, à une maîtresse par crainte, faiblesse ou lâcheté n'a rien de novateur. Hélas ! Toutefois la confession de ce vieillard qui se dépeint comme "un bonhomme qui a préféré croupir plutôt que suivre l'amour" reste très émouvante.