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mercredi 6 août 2014

Orange - Où sont les touristes ?

Comme chaque année, je suis dans le sud de la France, à Orange et cette fois, je cherche désespérément les touristes. Les terrasses sont quasiment vides et quelques badauds se promènent, à pas lents, l'appareil photo en bandoulière pour immortaliser leur ennui.


Heureusement pour les spectacles des chorégies, les rues s'animent, mais ses visiteurs, hélas, ne restent pas. Tout au plus une nuit et le lendemain ils se font conduire en gare d'Avignon pour regagner leurs pénates ou des lieux plus animés. Après quelques jours, le temps s'améliore, un peu, le soleil commence enfin à sortir (le mistral aussi), puis il recommence à pleuvoir, ce qui n'encourage pas à la flânerie. Les restaurateurs font aussi grise mine. La saison qui a tardé à débuter ne laisse pas augurer des recettes exceptionnelles et chaque jour qui passe, timide et poussif, est un manque à gagner. Si vous ajoutez à cela que les rares touristes comptent leurs sous comme des auvergnats, se partagent une crêpe ou commandent une demie boule de glace, sûr que le moral des commerçants ne va pas aller crescendo et pour les vacanciers que nous sommes, nous avons de plus en plus envie de rester blottis dans nos tanières.

Les Seychelles : les visites à éviter

Comme tous les lieux touristiques, il y à ceux à éviter mais que l'on vous recommande chaudement comme si votre statut de touriste vous rendait idiot ou inapte à distinguer ce qui est intéressant ou rare. Parmi les attrape-nigauds, je vous citerai deux endroits :le jardin botanique près de l'hôpital, à Victoria. Minuscule : dix minutes en flânant, pour voir quelques cocotiers, des fleurs, naturellement que vous retrouverez lors de vos promenades dans l'île, une volière vide et une tortue orpheline recroquevillée dans sa carapace et qui attend que le temps passe. Si vous le visitez en plus en fin d'après midi vers 17 heures, munissez-vous d'un produit anti-moustiques puissant car vous serez dévorés en une fraction de seconde, ce qui contribuera à rendre votre visite déjà inutile encore plus déplaisante.
Jardin Botanique
Lodoicea maldivica, la coco-fesses
Tortue


Le deuxième site est encore un jardin : le jardin du roi recommandé pour ses épices à 5 minutes en voiture de Anse Royale. Vous allez croire que je suis fâchée avec la nature, mais non puisque à chaque fois, je me suis déplacée pour visiter ces lieux. Le nom est plein de promesses. Pour y parvenir il faut emprunter un petit chemin escarpé comme on en voit beaucoup aux Seychelles. Toutefois, dès que l'on voit l'état de la maison, on est saisi d'un doute. Si le jardin lui ressemble, mieux vaut faire demi-tour immédiatement et je regrette de ne pas l'avoir fait. Le jardin a manifestement connu des jours meilleurs et sert de revenus à une famille dont les moyens se sont évaporés avec le temps. Rien n'est entretenu. Les essences ne sont pas systématiquement spécifiées. Personne ne vous guide.
Chemin vers l'ancien verger d'épices
Hibiscus
Maison et Restaurant
Belle vue sur l'Anse Royale
Visite absolument inutile et si vous êtes intéressés par les épices. Un conseil : suivez la route des épices à Zanzibar. Vous ne perdrez pas votre temps (ni votre argent) et en plus les guides sont pleins d'humour.

dimanche 22 juin 2014

Les cocos de mer. Un érotisme omni-présent

Difficile de ne pas voir les cocos de mer appelées plus communément les cocos fesses. Et pour cause. Si les arbres sont d'apparence normale car rien ne ressemble plus à un cocotier qu'un autre cocotier, les fruits, une fois dépourvus de leur écorce offrent une apparence où l'évocation reste sans équivoque, surtout quand on nous précise, comme si l'on n'avait pas encore compris ou que l'on sortait d'un couvent, qu'il existe la coco femelle et la coco mâle toutes les deux aussi suggestives.
Ces cocos considérées comme une pièce rares et inhérentes aux Seychelles se vendent aussi à prix d'or, de 300 à 400 euros et parfois plus en fonction de leur taille. Ces cocos protégées par le gouvernement seychellois ne peuvent pas quitter les îles sans un certificat à présenter au départ, à l'aéroport.
Leur représentation est omni-présente. Ainsi quand vous rentrez aux Seychelles, le tampon n'est pas bêtement rond, ovale ou triangulaire, non, il est en forme de jolies fesses, les tee off au golf sont aussi en forme de coco fesse de différentes couleurs, idéal pour se déconcentrer et enfin quand vous allez aux toilettes, inutile d'inscrire hommes ou femmes ou d'utiliser les symboles auxquels nous sommes habitués, une coco fesse mâle pour les hommes et une femelle pour les femmes nous permet de nous orienter parfaitement.
Enfin il existe aussi les cocos avec des fibres évocatrices qui mettent parfois votre pudeur à rude épreuve. Intriguée, j'ai demandé dans une boutique si ces articles-cadeaux se vendaient. Apparemment oui. Heureusement, je n'ai pas d'amis (enfin je l'espère) qui ont aussi mauvais goût !

vendredi 20 juin 2014

Les Seychelles : le royaume des take away

Si les Seychelles font rêver, il n'en est pas de même de la nourriture. A notre départ, des amis salivaient en évoquant les fruits de mer, les poissons à profusion et les fruits gorgés de soleil que l'on mange en faisant fi de tout savoir vivre pour mieux en apprécier la saveur.
Les pêcheurs qui partaient chaque matin en mer rapportaient quelques poissons immédiatement vendus, les fruits de mer que nous avons achetés étaient congelés et provenaient d'un autre pays africain et les fruits au grand marché de Victoria étaient aussi rares que la charité en temps de crise. Deux tranches de pastèque vendues à prix d'or, des mangues minuscules, vertes et insipides, trois corossols gris que les clients boudaient et des micros ananas jute bons à décorer une corbeille de fruits en Laponie. La déception ! Les restaurants se sont avérés tout aussi décevants et horriblement chers.
Je cherche toujours le goût du curry, de la coco dans les plats ainsi que le parfum des épices. Chacune de nos expériences s'est soldée par un échec, y compris quand en désespoir de cause, nous avons choisi des spaghettis bolognaise et pire, des hot-dogs avec du ketchup. Vous imaginez ! Alors pour ne pas sombrer dans une rancœur qui aurait à coup sûr terni nos vacances, nous avons opté pour la nourriture mode seychelloise : les take away. Nous avons laissé toute idée de gastronomie derrière nous. L'essentiel n'était-il pas de se nourrir et les portions de riz que l'on nous servait chaque jour pour accompagner des plats à base de requin, de poulet, de bœuf ou de poisson avec une sauce vaguement créole nous plongeaient, les après-midis, dans une douce léthargie.

mercredi 18 juin 2014

Arrivée à l'aéroport des Seychelles : L'Afrique stigmatisée


La veille de notre départ, je regarde sur le site des Seychelles quelles sont les recommandations et les documents avec lesquels nous devons voyager. Aucun carnet de vaccination n'est requis, pas même la fièvre jaune. Je ne ne suis pas étonnée. Les Seychelles sont une destination touristique, haut de gamme qui ne souhaitent pas tracasser les touristes. Ainsi donc, munis de nos passeports uniquement, nous avons une première surprise dans l'avion quand on nous demande de préparer nos carnets pour la fièvre jaune. Moment d'angoisse. A notre descente d'avion, un employé nous conduit aux formalités sanitaires. Les Seychellois ne sont pas des africains avec lesquels il est possible de dialoguer. Les directives sont les directives. Aucune possibilité de s'expliquer. J'insiste et veux savoir pourquoi rien n'est précisé sur le site des Seychelles. La réponse tombe comme un couperet : tous les passagers en provenance de l'Afrique ou à bord d'un vol africain doivent être en règle avec leurs vaccinations même s'ils ne font que transiter à Nairobi ou Addis. « Cela signifie-t-il que nous sommes stigmatisés et que nous sommes forcément porteurs de virus parce que nous habitons en Afrique» demandais-je légèrement interloquée ? L'agent me lance un regard noir. Présentez-vous tous à l'hôpital de Victoria, lundi à la première heure. Son ton est sans réplique.

Pendant ce temps, la file des passagers avance anormalement doucement vers la sortie. Que se passe-t-il encore ? Un homme s'impatiente. « C'est toujours la même chose, dès que l'on arrive d'Afrique, on est immédiatement suspectés d'être des trafiquants de drogue et tous nos bagages sont passés au peigne fin ». En effet, nos valises sont deux fois scannées, reniflées par des chiens et nos bagages à main minutieusement inspectés. Je ne m'attendais pas à faire l'objet d'une telle méfiance car dites-moi, les Seychelles ne sont-elles pas, elles aussi, un pays africain ?

Les Seychelles : un départ pas si idyllique


Les Seychelles, une destination qui fait rêver : Les plages de sable fin et les eaux turquoises. Des clichés qui font du bien quand les pluies du Burundi viennent plomber notre moral. Alors, pour nous booster et offrir des vacances de rêve à nos deux enfants, c'est donc décidé, nous partons une semaine dans ces îles paradisiaques pour savourer le farniente, la nourriture aux doux épices et les fruits gorgés de soleil qui, rien qu'à leur évocation, me font déjà saliver.

Mais, même les tableaux les plus idylliques peuvent s'assombrir d'un coup. Ainsi, quelques jours avant notre départ, mon mari se retrouve cloué au lit à cause d'une horrible sciatique (désolée pour le pléonasme). Trouver un bon médecin dans ce petit pays de l'Est qui a même gentiment été égratigné dans le film à succès « Mais qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu », relève de la gageure. Les communications entre la France et le Burundi vont bon train. Des consultations téléphoniques et des conseils que nous suivons à la lettre et qui seront confirmés par un praticien qui nous délivre l'ordonnance miraculeuse. Mais les miracles, sauf à Lourdes, ne sont pas immédiats et c'est en fauteuil roulant que le patriarche se déplacera dans les aéroports. Je reconnais. Ça fait un peu éclopé au troisième degré. Mais nous sommes tous unis devant la douleur. L'hôtesse annonce notre vol. Le fauteuil roulant nous permet de passer devant
 tout le monde. Nous voilà tous installés dans l'avion. Plus rien ne peut plus nous arrêter. A nous les Seychelles, le soleil, la mer et les anti inflammatoires !

vendredi 2 mai 2014

RD-Congo, Sud Kivu : Gorilles dans le flou

Difficile quand on est de passage à Bukavu de ne pas céder à la tentation "gorilles" au parc de Kahuzi Biega. Si il y a quelques années, nous faisions encore partie des rares privilégiés à les voir, aujourd'hui, les gorilles sont devenus un lieu de pèlerinage pour les touristes et les habitants de Bujumbura, expatriés principalement.

Le parc de Kahuzi-Biega qui tire son nom des deux monts qui culminent dans cette immense forêt du Kivu où rappelons-le furent délogés les pygmées, abrite les gorilles de plaines dorénavant protégés contre les principaux prédateurs qui sont les hommes. Auparavant, soit ils étaient abattus pour être mangés, soit toute la famille était massacrée pour voler un bébé qui allait être acheminé dans un zoo. Aujourd'hui des efforts sont entrepris pour les habituer à la présence humaine, tout en maintenant des distances elle, afin de les rendre moins vulnérables. Imaginez des bébés gorilles qui viendraient nous sauter dans les bras !

Pour voir les gorilles des mesures de protection sont à respecter : rester au moins à 7 mètres d'eux, (à notre dernière visite nous étions à moins de 2 mètres), se couvrir le nez et la bouche pour ne pas les contaminer, (il n'en fut rien, personne ne reçut de masque) et surtout, par jour, le nombre de touristes pour les visiter ne devrait pas excéder 7 personnes. Et c'est là que le flou s'installe autour des gorilles et que l'on vend aux touristes des familles de gorilles fictives.


A ce jour, une seule famille, celle de Chimanuka, peut être approchée. Une deuxième est encore en cours "d'apprivoisement" et un mâle chassé quand il est devenu adulte vient de trouver une femelle mais n'a pas encore commencé à se reproduire. Samedi 26 avril, quand nous arrivons pour la visite 6 véhicules 4x4 aux plaques internationales sont soigneusement garés avec des touristes dans les starting block. Le premier groupe part et nous, les derniers arrivés, avec deux autres jeunes filles, allons voir une autre famille gorille dont le nom nous est parfaitement inconnu. Bien sûr, à notre retour à l'hôtel nous avons mené notre enquête pour savoir qui étaient ces nouveaux gorilles sortis de nulle part.

Le numéro semble ma foi bien rôdé. Pour les néophytes que nous sommes, rien ne ressemble plus à un gorille qu'un autre gorille. Alors, pour nous faire croire que nous allions visiter une nouvelle famille composée de 25 membres, on nous a promenés dans la forêt pendant plus d'une heure, le temps à l'autre groupe de terminer sa visite. A notre arrivée près des gorilles, le guide du groupe précédent nous rejoint, se confond en excuses et invente des problèmes d'interaction entre familles gorilles. Mais l'interaction se serait-elle pas plutôt entre les touristes que l'on balade pour qu'ils ne se rencontrent pas et que l'on abuse en racontant n'importe quoi ? Si ma précédente visite m'avait séduite, celle-ci me laisse un goût amer et un conseil, si le guide exige un pourboire, sans vergogne, comme il l'a fait avec nous, refusez de lui donner et mettez le directement la "tip box" à la réception car sinon les pisteurs pygmées qui nous accompagnent ne recevront rien ! A la fin de la visite on a demandé à chacun d'être l'ambassadeur du parc de Kahuzi-Biega. Désolée, mais cette fois-çi, je ne le serai pas !

jeudi 2 janvier 2014

Afrique du Sud - Marché à l'Africaine

Plus grand que le Morning Market de Vientiane ou le marché Sandaga de Dakar, celui de Durban est impressionnant par sa taille, (il faudrait presque un GPS pour se repérer), et la diversité des produits que l'on peut y trouver.
Si les étals de fruits et de légumes ont moyennement retenu mon attention car après toutes les années passées en Afrique, la viande exposée aux mouches ne m'impressionne plus et me semble d'une grande banalité, j'ai toutefois été frappée par le nombre de têtes de vaches qui étaient en train d'être dépecées. Des têtes aux yeux morts mais qui semblaient encore vous regarder et vous accuser de l'avoir sauvagement tuée. De quoi devenir végétarienne !
Mais ma préférence est allée sans aucun doute, vers les stands difficiles à photographier, ceux où l'on trouvait indifféremment des crânes de singe séchés, des sabots de cheval, des peaux de serpents, des morceaux de serpents, de crocodiles, d'iguanes, des insectes, des plumes sur des cadavres de volatiles suspendus, des milliers de choses bizarres et inattendues. Tout tentait à créer une ambiance macabre, irréelle et occulte.
Naturellement, quand j'ai voulu demander à quoi servait toutes ces choses étranges provenant sans exception  d'espèces vivantes, les réponses m'ont été données avec une extrême parcimonie. Je me demande d'ailleurs si en cherchant bien, je n'aurais pas pu trouver un morceau d'humain, décapité pour avoir eu 6 doigts ou une quelconque autre anomalie.

Bref, si j'ai eu la certitude que toutes ces étrangetés étaient bel et bien utilisées à des fins occultes et servaient à guérir, rendre heureux, trouver un mari et le garder, devenir riche, puissant, réussir en affaire, enfin tout ce que l'être humain recherche, il me manque les posologies. Dommage, j'aurais eu plaisir à offrir à certaines de mes amies, dans un bel emballage avec un beau nœud aux couleurs sud-africaines, des phalanges de singe, des dents de crocodile, ou une tranche séchée de reptile à mon retour en France.

Durban, sur les traces de Gandhi !

Difficile de se rendre à Durban sans aller à Inenda, à une vingtaine de kilomètres, visiter la maison de Gandhi détruite après des affrontements entre indiens et noirs en 1985 et reconstruite à l'identique et l'imprimerie qu'il avait créée en1904. Car c'est en Afrique du Sud que Mahatma Gandhi, de son vrai nom Mohandas Karamchand Gandhi, a développé sa stratégie de désobéissance civile non-violente, à la fin du 19ème siècle. Après avoir été renvoyé d'un compartiment réservé aux blancs, Gandhi, Choqué par la discrimination raciale dans ce pays, organise la lutte de la communauté indienne pour ses droits civiques et contre les lois ségrégationnistes. Ce qui lui vaudra plusieurs séjours en prison, jusqu’à son retour en Inde, en 1914.
Pendant son séjour en Afrique du Sud, Gandhi a vécu avec son épouse et ses enfants 10 ans à Inenda à lisière du township. Sa maison classée au patrimoine national abrite aujourd'hui des documents et des photos de Gandhi.

Au début de la deuxième Guerre des Boers, en 1899, Gandhi déclare que les Indiens doivent soutenir l'effort de guerre s'ils veulent légitimer leur demande de citoyenneté. En 1904, après avoir fondé le journal Indian opinion, il rachète peu après l'établissement Phoenix, qui devient la Tolstoï farm, nommé en l'honneur de l'écrivain, où tous les rédacteurs du journal participent aux travaux agricoles et reçoivent le même salaire sans distinction de métier, de nationalité ou de couleur de peau. Enfin, c'est pendant son séjour à Inenda qu'il élabora son idéal de résistance passive qu'il met en pratique pour la première fois en 1906.
Le combat de Gandhi contre le racisme, sa résistance à l’oppression par le biais de la désobéissance civile de masse et sa politique de non violence influencèrent de nombreux leaders dont  Martin Luther King et Mandela.

mercredi 1 janvier 2014

Les chutes Victoria vues du Zimbabwe


Considérées comme les plus belles chutes au monde avec celles d’Iguaçu et du Niagara, Les Victoria Falls peuvent être admirées aussi bien à partir du Zimbabwe que de la Zambie. Chaque année, des milliers de visiteurs font le voyage pour les immortaliser.

Avant de nous rendre à Durban, nous avons, nous aussi, voulu nous arrêter à Victoria Falls. Une heure et demie de vol de Johannesburg, vingt minutes de voiture et vingt minutes de marche et nous nous retrouvons face à un spectacle magnifique. Longues de près de 2 km, elles sont situées sur le fleuve Zambèze qui constitue à ce endroit la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe. Elles peuvent atteindre, à certains endroits, une hauteur de 108 mètres.

Connues des populations locales sous le nom de Mosi-oa-Tunya, "la fumée qui gronde", elles furent baptisées en l'honneur de la reine du Royaume-Uni, "Victoria Falls" par l'explorateur écossais, David Livingstone, qui fut le premier européen à les observer en 1855.

Nous ne connaissons pas encore les Niagara Falls, mais nous irons les voir à notre prochain voyage au Canada, mais une chose est sûre, les chutes Victoria sont absolument spectaculaires.

Dans la brume des chutes:



Afrique de Sud - Shakaland, une journée avec les Zoulous



Il nous était impossible de passer deux semaines dans le Kwazulu Natal, sans aller voir les Zoulous, ethnie qui a marqué notre imagination, par leurs redoutables combats, leur acharnement et leur cruauté. Aller sur les traces du roi Shaka dont l'histoire avait été reprise sur le grand écran ne pouvait être qu'un moment à ne pas louper.

A près de deux heures de voiture de Durban, si on ne se perd pas, Shakaland, bien que touristique vaut le détour. Caché dans les collines, vous pouvez y passer une journée, si vous le souhaitez, et même plus car des cases sont aménagées pour recevoir les touristes plus longtemps. De guerriers, ils sont devenus de redoutables hommes d'affaires où tout est parfaitement orchestré pour le touriste. Dès votre arrivée, un Zoulou, en tenue traditionnelle, vous accueille et vous conduit à la réception (impossible de ne pas payer) et vous choisissez votre programme : projection d'un film (dans un case climatisée), visite du village, repas zoulou et danse. 



Le guide qui ne manquait pas d'humour, nous a fait découvrir les traditions et l'habitat zoulou : une case pour l'homme dans laquelle il vit seul, d'autres pour ses femmes et les enfants en bas âge, une pour les adolescentes et une autre pour les adolescents mâles, toujours à la droite pour qu'ils puissent se saisir de leur lance et attaquer l'animal du coté droit en cas de danger. Au cours de cette visite, il était intéressant d'assister au choc des cultures et des sexes : des jeunes sud-africaines, noires, attaquaient avec véhémence le guide, ses propos sur la polygamie et la soumission de la femme. La démonstration des danses guerrières vous fait froid dans le dos et vous êtes heureux de ne jamais les avoir rencontrés en face de vous.


Pendant la visite à Shakaland, la présence du roi Shaka vous accompagne car non seulement sa mère est née près du village, mais lui-même a grandi dans une colline voisine. Jusqu'à présent il demeure un culte chez les Zoulous qui représentent environ 7 % de la population sud-africaine soit près de 10 millions d'individus.
Vous ne pouvez terminer la visite sans boire de la bière dans une calebasse et à ce moment, mieux vaut ne pas penser aux dizaines de personnes qui ont déjà trempé leurs lèvres avant vous. Mais l'alcool détruit les bactéries, parait-il.

lundi 15 avril 2013

Madagascar : Bienvenue chez les lémuriens



Andasibé, 3h30 de route de Tana. Nous avons lu et relu notre guide. On veut les voir. C'est parti. En route pour les lémuriens. Destination la forêt de Mantadia où se cachent les plus gros lémuriens qui existent, les indri-indri, des caméléons et nettement moins drôle, des sangsues. Oui, des sangsues ! Alors, au diable l'élégance. On ne rigole plus, on se couvre, des pieds à la tête et ne nous dites pas que notre look n'est pas d'enfer.
Une première question au guide. Dans votre forêt bien humide, vous êtes sûr qu'il n'y a pas de serpents. Mais non, Madame, vous n'en verrez pas. Il n'y en a pas et s'il y en avait, ils fuiraient. De nature méfiante, je préfère regarder où je pose les pieds. Après quelques mètres, un serpent. Bien-sûr personne ne me croit. Stop. Un serpent insistais-je. Marche arrière.
Oh mais qu'il est beau. Certes, mais c'est malgré tout un serpent. Mon enthousiasme décline. Des serpents et des caméléons. Je n'en raffole pas. En plus, il fait lourd et nous sommes couverts comme si nous devions crapahuter le Kilimandjaro. Dilemme, on se déshabille et on fait le bonheur des sangsues ou on continue à transpirer. Prudence, continuons d'éliminer. La marche dans la forêt est laborieuse et nous glissons sur les souches et les feuilles en décomposition. Mais où se cachent ces lémuriens ? Nous progressons dans la forêt quand notre guide nous dit enfin, regardez en haut dans les branches il y en a un puis un autre. Bref, une famille de lémuriens complètement insensibles aux efforts de notre guide pour établir la conversation. Ils le fixent de leurs gros yeux, nous regardent puis tournent dédaigneusement la tête. Sans doute un problème de fréquence ! Déçus de ne pas les avoir entendu vociférer, nous reprenons notre marche. Deux heures pour 6 lémuriens; il faut bien avouer que la pioche n'a pas été géniale.
Indri-indri
De retour à notre lodge, ruisselants et un tantinet contrariés, l'employée de la réception nous propose de voir d'autres espèces, plus petites, plus accessibles, à dix minutes à pied. Pourquoi pas ? Après tout, nous avons quitté Tana, tôt le matin, pour eux. Alors, allons-y, allons les voir de près. Et de près nous les avons vus ! Des dizaines de lémuriens, curieux, s'approchent de nous, sautent autour de nous et, comme s'ils voulaient nous observer de plus près, d'un bond léger nous sautent sur l'épaule, le bras ou la tête. Aïe, nous n'avions pas prévu de nous retrouver le nez dans leur fourrure. Très douce par ailleurs. Ils s'amusent comme des fous et nous nous prêtons à leur jeu, l'effet de surprise passé. Si par malheur, vous leur présentez une banane, c'est fini, ils ne bougent plus. Ils s'installent sur vous indifférents aux crampes que vous êtes en train de développer. La demie-heure que nous avons passée avec eux fut sans doute l'un de nos meilleurs souvenir de Mada et personnellement il ne tenait qu'à un fil que j'en dissimule un dans mon sac à main.








dimanche 17 mars 2013

Madagascar : Un aller-retour à Ampéfy

Ne croyez pas que nous avons sacrifié cette destination, non, bien au contraire, mais les jours qu'il nous restait à passer à Mada se réduisaient et nous voulions, avant notre départ, voir les lémuriens à Andasibé. Donc, départ de Tana, tôt le matin avant les embouteillages et retour le soir même ; ce qui fut possible car les deux villes ne sont éloignées que de 70 kilomètres. Journée agréable marquée en fin de matinée par la visite des chûtes de la Lily, sous la pluie. Escortés d'un nombre impressionnant d'adultes et d'enfants qui avaient tous quelque chose à nous vendre, nous sommes repartis trempés certes, mais avec des sourires qui se sont accentués surtout lorsque nous leur avons acheté des animaux en pierre volcanique dont... un lémurien. 

Chutes de la Lily
Apre concurrence

Ensuite, déjeuner au bord du lac Kavitaha, puis visite l'après midi des geysers, plus spectaculaires pour leurs couleurs que par la hauteur des jets.

Les geysers d'Amporaky
L'eau n'est pas chaude!


Et puis le tourisme pour les femmes c'est aussi et surtout les marchés. Alors, arrêt sur le chemin du retour pour acheter des articles de vannerie, des chapeaux, et  les fameux paniers malgaches. Beaux, mais intransportables. Ah, coquetterie quand tu nous tiens !