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jeudi 2 janvier 2014

Afrique du Sud - Marché à l'Africaine

Plus grand que le Morning Market de Vientiane ou le marché Sandaga de Dakar, celui de Durban est impressionnant par sa taille, (il faudrait presque un GPS pour se repérer), et la diversité des produits que l'on peut y trouver.
Si les étals de fruits et de légumes ont moyennement retenu mon attention car après toutes les années passées en Afrique, la viande exposée aux mouches ne m'impressionne plus et me semble d'une grande banalité, j'ai toutefois été frappée par le nombre de têtes de vaches qui étaient en train d'être dépecées. Des têtes aux yeux morts mais qui semblaient encore vous regarder et vous accuser de l'avoir sauvagement tuée. De quoi devenir végétarienne !
Mais ma préférence est allée sans aucun doute, vers les stands difficiles à photographier, ceux où l'on trouvait indifféremment des crânes de singe séchés, des sabots de cheval, des peaux de serpents, des morceaux de serpents, de crocodiles, d'iguanes, des insectes, des plumes sur des cadavres de volatiles suspendus, des milliers de choses bizarres et inattendues. Tout tentait à créer une ambiance macabre, irréelle et occulte.
Naturellement, quand j'ai voulu demander à quoi servait toutes ces choses étranges provenant sans exception  d'espèces vivantes, les réponses m'ont été données avec une extrême parcimonie. Je me demande d'ailleurs si en cherchant bien, je n'aurais pas pu trouver un morceau d'humain, décapité pour avoir eu 6 doigts ou une quelconque autre anomalie.

Bref, si j'ai eu la certitude que toutes ces étrangetés étaient bel et bien utilisées à des fins occultes et servaient à guérir, rendre heureux, trouver un mari et le garder, devenir riche, puissant, réussir en affaire, enfin tout ce que l'être humain recherche, il me manque les posologies. Dommage, j'aurais eu plaisir à offrir à certaines de mes amies, dans un bel emballage avec un beau nœud aux couleurs sud-africaines, des phalanges de singe, des dents de crocodile, ou une tranche séchée de reptile à mon retour en France.

mercredi 1 mai 2013

RDCongo - Visite à Baraka, Sud-Kivu

Baraka en quelques images (merci Luca et Eric)

Baptisée Baraka au 19ème siècle par les Arabes qui étaient venus s'installer dans cette ville du Sud Kivu, dans le territoire de Fizi, Baraka, abandonnée par la chance ne ressemble plus à rien. Une ville au bout du monde, accessible uniquement en gros 4x4 robustes, car les routes comme vous l'avez vu dans le message précédent, sont une torture pour la colonne vertébrale.
Camion renversé
Avec les pluies récentes, les routes se sont encore dégradées et le voyage se transforme en véritable expédition. Près de cinq heures maintenant pour relier Bujumbura à Baraka. Des ponts ont été emportés par les eaux et les énormes crevasses qui se sont formées laissent perplexes les chauffeurs non expérimentés. On ne compte plus les camions qui se renversent et les véhicules qui s'embourbent et sur certains tronçons il est recommandé de partir à plusieurs véhicules pour pouvoir être aidés dans les moments critiques, lorsque votre voiture disparaît dans les trous et que seul son toit est encore visible.
Pont emporté par les eaux
Et, toutes ces heures de routes, de fatigue et de stress, pour quoi ? Parce que, dans toute cette désolation les populations ont besoin des humanitaires, sur place, pour bénéficier de leur savoir et de leur aide dans leur quotidien. Belle initiative mais que la route est longue pour que toutes ces personnes puissent, elles aussi, avoir un jour accès à tout ce qui nous semble si normal: l'eau, l'électricité, la santé et l'éducation.

Petite fille sans jouet
Des enfants se sont construit une balançoire
Ecole en banlieue
Rue principale de Baraka
Marché de Baraka
Mur du stade Maendeleo de Baraka
Piste d'atterrissage de Baraka où des avions humanitaires se posent encore
Une rue de Baraka
Au bord du lac Tanganyika près du centre de Baraka




Cases au compound du projet humanitaire GIZ

dimanche 10 février 2013

Tanzanie, Arusha : Le marché massaï

A Arusha les marchés massaï sont choses courantes et chaque jour il est possible de les visiter.

Certains sont itinérants, d'autres sont fixes. Des centaines et des centaines de Massaï, en tenues traditionnelles, accompagnés de quelques têtes de bétail, viennent acheter et vendre.
 
 Les femmes vendent des légumes, des fruits, du lait caillé qui stagne dans des seaux en plastique à température ambiante, des étoffes et quelques bijoux en perles.
 
 
 Ce qui me frappa le plus sur ce marché, furent sans doute les étales de sandales qu'ils confectionnent en pneu de voiture. Elles existent dans toutes les tailles de la plus petite à la plus grande et un coup d’œil rapide sur leurs pieds, m'a prouvé que tous les portaient.
Chose curieuse, elles se marient parfaitement bien avec leurs pagnes rouges ou orangés et les perles qui ornementent leurs chevilles. Ce fut un vrai bonheur de voir tous ces Massaï, au port altier, avec leur grand bâton et leur poignard accroché à la ceinture, même si, le téléphone portable  qu'ils utilisaient, donnait une touche anachronique à leur accoutrement.