Il est 23 heures, lundi. La répétition a commencé depuis une heure quand, soudain, le chef d'orchestre cesse toute activité et se tient l'épaule. Une pierre vient de le toucher et d'autres ont été projetées sur les musiciens et les chanteurs. Les projecteurs sont aussitôt braqués sur la colline, mais il est trop tard. Les malfaiteurs ont détalé. La répétition est immédiatement interrompue. Le chef d'orchestre rejoint sa loge et les musiciens rangent leurs instruments. Après quelques minutes d'attente, on demande au public de bien vouloir quitter les lieux. Devant le théâtre un véhicule du samu puis arrivée de la police. Quelle sera l'issue ? L'opéra va-t-il être maintenu ? Le lendemain, nous découvrons que la répétition est maintenue mais avant de commencer, un agent de sécurité prend la parole pour expliquer les mesures mises en œuvre pour assurer la protection des musiciens et du public jusqu'au 5 août : interdiction de l'accès à la colline, présence d'agents sur la colline aux abords du théâtre, etc..
Le public accueille chaleureusement le chef d'orchestre pour avoir accepté de continuer sa prestation malgré les incidents de la veille. Un grand merci à lui !
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mercredi 29 juillet 2015
samedi 17 août 2013
Les chorégies d'Orange - Un Bal Masqué de Verdi : La suprématie des femmes
Pour célébrer le bicentenaire de la
naissance de Wagner et Verdi, les chorégies ont programmé deux
opéras jamais interprétés au théâtre antique d'Orange, "Le
Vaisseau fantôme" de Wagner le 12 juillet, et "Un Bal
Masqué" le 3 et 6 août. Si la deuxième représentation du
Vaisseau Fantôme avait été annulée, les deux représentations du
compositeur italien avaient été maintenues et le public s'était
pressé au théâtre antique, un coussin sous le bras, car on ne peut
oublier longtemps l'inconfort des gradins en pierre.
Si cet
opéra était une première à Orange et qu'il fut, malgré tout, un
moment agréable, il ne restera pas gravé dans les mémoires, sauf
l'interpétation des trois femmes qui, dommage pour les hommes, les
ont de loin surpassés. Kirstin Lewis soprano noire américaine de
l'Arkansas qui faisait sa première apparition aux chorégies fut
extraordinaire dans son interprétation d'Amelia, la femme infidèle,
Sylvie Brunet-Grupposo a été impressionnante par sa présence dans
le rôle d'Ulrica et Anne-Catherine Gillet, pétillante dans Oscar
fut sans doute la révélation de la soirée. Face à elles, Ramon
Vargas, le tenor mexicain qui incarnait Gustav III, roi de Suède
alias Ricardo duquel se dégageait pourtant un côté fort
sympathique manquait parfois de puissance, malgré sa voix, mais il
n'est pas donné à tout le monde de chanter à Orange, et Lucio
Gallo, le baryton, dans le rôle du comte, alias Renato, peinait avec
sa voix légèrement enrouée. Heureusement, la direction musicale
qui avait été confiée à Alain Altinoglu fut un vrai régal.
La
mise en scène de Jean-Claude Auvray très épurée, pour ne pas dire
extrêmement minimaliste, une chaise que l'on déplaçait et des
bancs, fut saluée par des huées et des sifflets à la fin du
spectacle. Enfin quelques anachronismes comme la monture des lunettes
du comte et la montre qu'il a portée au poignet pendant toute la
représentation ont contribué à perturber mon plaisir.
mardi 23 juillet 2013
Les Chorégies d'Orange - Der Fliegende Holländer - Le Vaisseau Fantôme
Le bicentenaire de la naissance de Richard Wagner qui est célébré
dans le monde entier, ne pouvait échapper à la programmation des
Chorégies d'Orange. Ainsi, son opéra « der Fliegende Holländer », « le
Vaisseau Fantôme », nous a été proposé le 12 juillet.
Étrange, malgré l'annulation de la représentation du 15, le théâtre n'était pas tout à fait plein. A croire que le compositeur allemand ne fait pas l'unanimité dans cette ville du Sud de la France. Soit, le spectacle fut intéressant, la mise en scène audacieuse et les décors ingénieux. Les voix, pourtant, et particulièrement celle du Holländer, interprété par Egils Silins, étaient parfois étouffées par l'orchestre. Phénomène plus ou moins amplifié que j'avais déjà remarqué dans les opéras des années précédentes. Egils lui-même, après la générale, m'avait confié qu'il lui était difficile d'entendre sa voix, et, avec humour, avait ajouté : « Je ne m'entends pas, mais j'estpère que c'est bon! »
Enfin, c'est dans le troisième acte, que la voix du Holländer, majestueux à la proue de son vaisseau, domine la scène quand il surprend Senta et Erik. Et c'était bon.
Étrange, malgré l'annulation de la représentation du 15, le théâtre n'était pas tout à fait plein. A croire que le compositeur allemand ne fait pas l'unanimité dans cette ville du Sud de la France. Soit, le spectacle fut intéressant, la mise en scène audacieuse et les décors ingénieux. Les voix, pourtant, et particulièrement celle du Holländer, interprété par Egils Silins, étaient parfois étouffées par l'orchestre. Phénomène plus ou moins amplifié que j'avais déjà remarqué dans les opéras des années précédentes. Egils lui-même, après la générale, m'avait confié qu'il lui était difficile d'entendre sa voix, et, avec humour, avait ajouté : « Je ne m'entends pas, mais j'estpère que c'est bon! »
Enfin, c'est dans le troisième acte, que la voix du Holländer, majestueux à la proue de son vaisseau, domine la scène quand il surprend Senta et Erik. Et c'était bon.
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